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Projet de loi 122: l’autonomie municipale inquiète

Via Le Quotidien

Publié le 29 janvier 2017 à 22h03 | Mis à jour le 29 janvier 2017 à 22h03

Le président de la Ligue d'action civique, Frédéric... (Photo Le Quotidien, Yohann Gasse)

Le président de la Ligue d’action civique, Frédéric Lapointe, avait été invité par le Collectif Citoyens pour la démocratie à Saguenay. Il est ici accompagné de Chantal Goupil du Collectif.

PHOTO LE QUOTIDIEN, YOHANN GASSE

Ma Presse

PATRICIA RAINVILLE
Le Quotidien

La Ligue d’action civique était de passage à Saguenay, dimanche. Son président, Frédéric Lapointe, avait été invité par le Collectif Citoyens pour la démocratie à Saguenay, afin de discuter du projet de loi 122, visant à accroître le pouvoir des municipalités. La ligne parfois mince entre l’autonomie et le favoritisme inquiète les gens qui ont assisté à la consultation.

L’événement avait lieu dimanche après-midi, à l’hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi. Une vingtaine de personnes avaient répondu à l’invitation du Collectif Citoyens pour la démocratie à Saguenay. L’invité, Frédéric Lapointe, se déplace actuellement aux quatre coins de la province, afin de rencontrer les citoyens désireux de discuter du projet de loi 122.

« Nous voulons connaître les préoccupations des gens et savoir ce qu’ils pensent du projet de loi pour une gouvernance de proximité. Évidemment, chaque région est différente, mais les préoccupations reviennent d’une ville à une autre. Par exemple, le fait que les citoyens ne pourraient plus tenir de référendum pour un changement de zonage inquiète. Il y a également de l’inquiétude par rapport à l’octroi des contrats publics, puisque les recommandations de la Commission Charbonneau ne sont pas toutes suivies dans le projet de loi. Disons que certains aspects rassurent, mais d’autres inquiètent », a expliqué le président de la Ligue d’action civique, Frédéric Lapointe.

D’ailleurs, l’une des participantes, Isabel Brochu, a soulevé le fait que la ligne était mince entre l’autonomie d’une municipalité et le favoritisme pour l’octroi de contrats publics, par exemple. « C’est une préoccupation qui revient d’une région à l’autre. Le fait de permettre aux municipalités de donner des contrats sans appel d’offres pour les contrats de moins de 100 000 $ préoccupe. Actuellement, seuls les contrats de moins de 25 000 $ sont donnés sans appel d’offres », a indiqué Frédéric Lapointe.

Seules deux élues de Saguenay ont participé à la consultation, soit Julie Dufour et Josée Néron.

Le projet de loi 122 vise principalement à reconnaître les municipalités comme des gouvernements de proximité et à augmenter à ce titre leur autonomie et leurs pouvoirs. S’il est adopté, il changera le rôle du gouvernement, qui cessera d’exercer un rôle de contrôle et de surveillance afin de plutôt accompagner et soutenir les municipalités.

Catherine Cadotte

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